La traversée du maquis

Alors que Selmy et moi sommes encore à notre petit déjeuner de fruits et graines, écoutant Zlabaya nous présenter le pays, Ladro prend les devants, pressé de quitter nos hôtes et se rue dans le maquis dans la direction supposée de la grotte de Bethelan.

Puisque Meritahe a décidé de nous accompagner et qu’elle connait un tant soit peu le terrain , je l’envoie rattraper le hobbit qui commence à hurler de douleur prisonnier d’un roncier. Elle le dégage et prend la tête de notre groupe, nous expliquant quelles plantes éviter à tout prix.

Un petit air de flûte à Galgor pour le réveiller et nous voilà partis. Pas de petit déjeuner pour les lève-tard…

A vol d’oiseau ce n’est qu’à quelques lieues mais vu le terrain vallonné et raviné couvert d’une végétation impénétrable de yeuses, de clématites, de chèvrefeuilles, de fougères, ça va nous prendre au moins la journée en tours et détours. Au moins il fait beau et l’air est embaumé par les immortelles, le romarin et la lavande. Régulièrement nous faisons des petites pauses pour cueillir toutes les baies que nous reconnaissons et que Meritahe approuve.

Parfois un tronc d’arbre effondré nous ouvre un chemin au travers des broussailles, d’autres fois nous sommes contraints de faire demi-tour pour éviter un ravin empli de cytises épineux.

Mais la progression reste pénible à contourner toutes ces plantes qui semblent vouloir nous barrer le chemin. Meritahe et Selmy doivent même parfois porter les hobbits pour certains passages difficiles.

Quand soudain nous débouchons sur une large piste où toute la végétation a été écrasée et dévorée sur au moins trois toises. Meritahe nous propose de la suivre, car même si la piste ne va pas exactement dans notre direction, nous devrions gagner du temps et du confort. L’animal qui l’a tracée, est un Omû selon notre éclaireuse et nous sommes derrière lui, donc à l’abri à condition de ne pas le fâcher si nous le rattrapons. De plus, c’est un jeune selon Meritahé, subséquemment moins agressif et dangereux. Nous n’aurons pas le plaisir de le voir mais Meritahé nous le décrit comme un cloporte titanesque avec de nombreux yeux, bleus ou rouges selon son humeur.

Dans l’après-midi, nous quittons la piste pour obliquer vers le lac au pied des montagnes qui se sont bien rapprochées. Et le soir venu nous parvenons sur une plage du lac. Non loin une superbe cascade l’alimente.

Epuisés, fourbus, lacérés, nous nous jetons à l’eau pour nous détendre avant de chercher la grotte que je subodore être derrière la cascade.

« Galgor ! Quand mange-t-on ? « 

« Meritahé Tu reconnais les lieux ? »

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