L’entrée de la grotte

Il est clair que notre expédition doit prendre fin ici, ce soir. Nous sommes tous fatigués, et nous ne connaissons pas la profondeur de cette cavité.

Après avoir fait le tour du lac, il apparait que seuls des animaux de petites tailles s’abreuvent habituellement en ce lieu ; il est vrai que son accès en loin d’être aisé. Reste plus qu’à vérifier qu’aucune créature ne vit au fond de ces eaux cristallines.

Vu que ma dernière baignade m’a valu 2 jours de fièvre, je m’abstiens de tout contact avec ce plan d’eau pourtant si engageant.

Pour éviter de refaire le tour du lac, je décide d’explorer un peu les abords de la cascade. Peut-être peut-on imaginer l’éventualité de se frayer un passage sans trop se mouiller. La végétation est assez dense, mais même si ma progression est lente, elle reste possible. Elle l’est pour moi. Je doute que nos amis plus courts sur pattes soient de mon avis.

Je ne suis plus qu’à quelques centimètres du mur d’eau, et je peux vous confirmer que mon intuition était bonne : à une certaine époque, (avant que la terre ne bouge,) un sentier devait conduire derrière la cascade. Deux choix s’offrent maintenant à moi, soit je fais demi-tour, soit je saute au travers la chute d’eau pour atterrir sur le chemin que je devine en contrebas.

En moins de 2 secondes, je disparais de la vue de mes compagnons.

Derrière la cascade, la rive est presque un mètre plus haute que le niveau du lac, ce qui empêche l’eau de pénétrer de ce côté-ci. Depuis l’extérieure, l’entrée de la grotte semblait assez étroite. En fait, elle forme une sorte d’entonnoir. Ce n’est pas une grotte, c’est clairement un tunnel. L’obscurité est totale au-delà de vingt mètres.

Ce qui est encourageant, c’est que ça ne sent pas mauvais. Mais la qualité de mes sens reste approximative. Aucune trace visible. Si quelqu’un est venu ici, cela remonte à plusieurs mois.

Bon, il est temps que je ressorte. Mes compagnons vont s’inquiéter. Et ben non, en fait, tout le monde s’en fout. Ils n’ont même pas dû voir que j’avais traversé.

De ce côté, l’accès est tout aussi humide, mais moins contraignant. C’est par ici que nous passerons demain. Alors que je m’apprête à héler les joyeux campeurs affairés à quelques dizaines de mètres de moi, mon pied gauche vient taper contre un objet dont la nature tranche avec son environnement. Je ne suis pas spécialiste en bijoux, mais il me semble que les médaillons en argent ne poussent pas dans les massifs de Rodgersias.

J’examine ce collier sur le trajet du retour vers le campement. Les mailles de la chaine sont assez volumineuses. Ce doit être une parure d’homme. Le médaillon n’est pas tout à fait rond, il est finement sculpté : d’un côté la tête d’une femme que je ne reconnais pas, et de l’autre, je crois y deviner un ogopogo.

Fier de ma trouvaille, mais trempé jusqu’aux os, je m’approche de mes camarades. L’eau est fraiche mais généreuse. Quelqu’un a-t-il déjà vu un tel objet ?

Pendant qu’ils examinent le bijou, je m’approche du feu pour me réchauffer. Je prends le premier quart si ça ne vous gêne pas. Le temps que mes habits sèchent.

La nuit tombe lentement.

2 réponses sur “L’entrée de la grotte”

  1. Je prends la main !
    Niveau technique, je vais faire un test de Curiosité pour le médaillon, et les actions « camper ». Je vais en profiter pour compter les px, et… entrer enfin dans le donjon !

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