Avec un mélange de prudence et de dégoût, Meritahé saisit entre ses doigts l’appendice sectionné. « Ce n’est pas du venin, petit hobbit ! Les scorpions des profondeurs n’ont que leur nom en commun avec ceux de la surface, en réalité. Ce qui en sort est un acide très puissant, qui corrodera votre lame si vous l’en enduisez. Et restez prudent car les plus gros peuvent atteindre la taille d’un homme adulte. Ils vous saisissent dans leurs pinces, vous hissent jusqu’au plafond et vous arrosent d’acide jusqu’à ce que vous soyez assez tendre pour être dévorés par leur progéniture. La seule manière de percevoir leur arrivée ? Un légère odeur de vinaigre qui les accompagne toujours… c’est en tout cas ce que nous avait raconté Bethelan quand il nous avait rendu une fois visite, une bestiole de ce genre enfermé dans un bocal de verre »
La guerrière et le petit chercheur de trésors côte à côte entrent alors, aux aguets, dans le couloir sur la droite. Derrière eux, penchés sur la carte du complexe viennent Ladro et Rapsody, l’un tenant à deux mains l’épais grimoire, l’autre une troche brillante. Fermant la marche, Selmy semble maintenant au mieux de sa forme, ses yeux vifs attentifs comme jamais à son environnement.
Après quelques pas, un nouvel embranchement s’ouvre sur la droite du groupe, qui s’arrête pour écouter le bourdonnement feutré qui s’en échappe. « Ne vous l’avais-je dit ?! » chuchote Rapsody. Elevant sa torche dans l’entrée, l’elfe révèle le hideux spectacle d’une espèce de papillon cavernicole, gros et gras,maintenu entre les pinces d’une autre bestiole qui l’arrose d’acide avec application… A la lueur de la torche un nuage d’insectes volants s’élève, dispersant une poussière irisée extrêmement irritante.
« Quoi qu’ai pu garder le sorcier ici, ces bestioles l’ont boulotté si vous voulez mon avis », s’exclame Ladro. « Poursuivons ! »
Plus loin, le couloir, qui est toujours marqué de traces de passage répétées, aboutit à un rétrécissement : la grotte qui se trouve au bout du couloir est semble-t-il comblée par des tonnes de gravier tombées du plafond. Pourtant, un examen plus attentif montre que cet entassement, bien qu’instable, est fort ancien. Les encoches dans la pierre, et les traces de suie sur la voute du couloir marquent clairement l’endroit où le sorcier posait sa lampe à huile avant de gravir l’amoncellement.
« Devons-nous poursuivre par là ou rebrousser chemin ? » demande Meritahé. « Il me semble que le couloir suivant, avant les poteaux d’acier, était plus praticable »…
« Il y a des trésors par là, je le sens ! » Frémit Galgor plein d’espoir, serrant sa dague d’une main et de l’autre un petit fouet de chitine gorgé d’acide. La guerrière à la Hache d’Argent coince la torche dans une anfractuosité et initie quelques mouvements de grimpe. « Espérons qu’il y aura mes parents parmi les trésors ! » marmonne-t-elle entre ses dents. Bien que la pente ne fasse que deux mètres de haut avant un premier rebord de sable compacté, l’ascension est rendue extrêmement pénible par la nature du terrain. Bien vite la jeune femme est couverte d’une poussière grisâtre et volatile, et toute la troupe se met à tousser. Elle parvient cependant à s’élever un peu et à se trainer sur le surplomb. Alors quelle se stabilise, Ladro et Galgor aperçoivent avec horreur un mille-pattes long comme le bras ramper dans sa direction et agiter ses mandibules !
Meritahé risque sa couenne : 2d6+1, résultat 12 !
Vive comme un serpent, Meritahé roule loin de l’affreux myriapode et dégaine sa hache. Dans cette faible luminosité, au milieu d’un terrain traître et oppressant, parviendra-t-elle à s’en débarraser avant d’être mordue ?
Ladro, tu parcours les quatre pages du grimoire visibles sous terre, à l’éclat de ta torche. Les sortilèges suivants y sont inscrits
- Fil d’Arya : le sorcier crache au sol. Un filament de salive argenté se dévide de sa bouche et se grave partout où il passe, et y reste jusqu’à la prochaine pleine lune. S’il prononce une parole, le fil cesse de se dérouler et se détache du sorcier.
- Oeil de la Flamme : le sorcier enchante une torche. Tant que celle-ci brille, le sorcier peut, simplement en fermant les yeux , voir dans son esprit tout ce qui est éclairé par la torche, même si celle-ci s’éloigne de lui.
- Bras de Roche : le sorcier plonge son bras dans la pierre. A moins de vingt pas un bras fait de roche sort d’une paroi attenante, que le sorcier peut utiliser comme le sien (il est moins précis mais plus fort). Le sort ne dit pas ce qu’il advient du bras du sorcier si le bras de pierre est détruit….
- Mange-cailloux : avec ce enchantement, le sorcier rend les pierres précieuses comestibles et extrêmement nutritives. Chaque tranche de 5 points de valeur représente une ration.
Quand tu veux lancer un sortilège, je teste la Curiosité de Ladro. Sur 10+ il y parvient, entre 7 et 9 il y parvient mais Attire l’attention/peine à arrêter le sort/t’empèche d’utiliser la magie (ton choix)
Fort de ce nouveau savoir et voyant l’humaine en danger, que fais-tu ? (« Je l’encourage » ou « je commence à grimper » me va aussi, pas de pression sur la magie, hein !)
Pour les autres, je rappelle la règle dans le Donjon : annoncer son intention en une phrase en commentaire, je distribuerai le texte en fonction de qui est le plus exposé 🙂 il y a pas mal d’éléments qui peuvent attirer votre attention, parmi lesquels le mille-pattes géant, la grotte et ses dangers, les traces laissées par le sorcier et d’autres passants, la salle des mites, le couloir d’entrée et ses barreaux de fer rouillés… à vous.

@MJ Damned, j’ai pris trop de temps sur mon précédent commentaire, il a croisé ton article 🙁
-> Si l’amoncellement peut être considéré comme une paroi attenante, ou si une paroi se trouve suffisamment proche du mille-pattes, j’incante un Bras de Roche pour écraser la tête du bestiau.
-> Sinon je fais la courte-échelle à Galgor qui me paraît mieux armé et particulièrement motivé pour rendre la politesse à Meritahé qui vient de le sauver.
J’analyse les traces laissés par le sorcier à la recherche de piège
@MJ Je me débats avec la sale bête et appelle à l’aide Galgor car je n’y vois pas grand’chose (et que c’est à son tour de m’aider pour me rendre la pareille)
J’aurais bien essayé de liquéfier les barreaux de la pièce N°1 avec l’acide des scorpions mais comme les traces de pas semblent conduire vers l’amas de cailloux de la salle N°4 (si j’ai bien suivi) alors je garde mon idée pour plus tard. Par exemple, quand nous serons de l’autre côté des barreaux. C’est bien ça Galgor ? Les traces vont bien dans cette direction ?
Si les Hobbits n’arrivent pas à venir à bout du myriapode, j’irai à mon tour à l’assaut du monstre géant. Géant ? Géant comme le bras d’un hobbit ? Géant de 30cm en somme ? Je vais plutôt apporter un peu de lumière aux combattants en tendant la torche vers le haut du talus. A 3, ils devraient en venir à bout facilement, sauf peut-être s’il y en a d’autres. Restons vigilant. Ces bestioles-là ça se faufile partout.