« Oh, chère Madame ! C’est une bien bonne nouvelle que vous m’apportez, de vrai ! Bethelan, disparu ? Envolé ? Bon débarras, voilà ce que j’en dis ! Alors que j’allais à mes occupations, cueillant ma nourriture et vaquant à mes propres affaires, il m’a intimé de venir à lui. Vous savez comment sont les sorciers : quand on les laisse parler, on se retrouve à faire toutes sortes de choses qu’on avait point l’intention de faire en se levant le matin. Il m’a annoncé que je foulais son territoire, que je prenais ce qui ne m’appartenais pas, que je n’étais pas le bienvenu sur cette terre. Et paf, plutôt que de m’relacher bien honnêtement, ben voilà qu’il m’enferme ici ! Il venait me voir de temps en temps, et faire ses cochonneries de sorcier dans la caverne derrière les cristaux, là. Mais j’ai perdu le compte des jours depuis qu’il ne m’a plus rendu visite. »

Pendant que le vieillard poursuit sa tirade larmoyante, Selmy l’examine avec suspicion, tentant de reconnaître les traits de quelqu’un qu’il aurait pu avoir connu du temps de sa jeunesse… Mais non. Si l’inconnu est bien humain d’apparence, ses traits ne ressemblent point à ceux des Grinvolts. Il résulte probablement d’un brassage génétique pour le moins vigoureux.

« C’est un démon, ne le voyez vous pas ? »

La voix de Rapsody résonne dans la tête de ses compagnons, qui notent avec curiosité qu’aucune pensée n’est perceptible venant du vieillard. Peut-être les effets du rituels ne touchent-ils que ceux qui approchaient suffisamment les cristaux, peut-être l’étranger sait-il comment dissimuler ses pensées, ou peut-être même n’a-t-il aucune pensée…

Bogdanna et Galgor, curieux et circonspects, tournent autour de l’homme, n’identifiant aucun piège, aucun fil caché, rien qui puisse le retenir.

« De tout ce temps, pourquoi n’en as-tu pas profité pour filer ? demande Galgor. La porte est tellement ouverte qu’il y a même pas de porte ! »

« Si c’était si simple, mon bon monsieur ! Mais dès que je m’approche trop des cristaux, toute ma force m’abandonne… J’demande pas grand-chose, parole ! Tout ce que vous avez à faire pour me libérer du mauvais sort, c’est de me porter de l’autre côté de ces cailloux maudits ! Et moi, ni une ni deux, je rentre chez moi gentiment sans plus vous déranger, hein ! Enfin, ça, c’est si vous voulez, parce-que j’vois que vous êtes pour ainsi dire pas complètement au fait de ce qui s’est passé dans le coin, alors si ça se trouve, je pourrai sortir de ma mémoire quelques informations valables. Qu’est-ce qu’il en dit, le petit monsieur derrière ? »

Vous vous tournez vers Ladro, qui s’applique, à l’autre bout de la caverne, à récidiver ses exploits arcaniques… Son grimoire d’une main, une torche allumée dans l’autre, l’apprenti sorcier s’éloigne hors de vue du prisonnier et se dirige vers un boyau encore inexploré du complexe. Arrivé au seuil d’une nouvelle pente sablonneuse, il lance la torche dans le vide et ferme les yeux…

Ladro utilise son pouvoir de Mage : 2d6 plus Curiosité, résultat 8. Ladro devra choisir entre :

  • Tu attires une attention malvenue. Le MJ dira comment
  • Le sort ne s’arrête pas comme prévu, une conséquence fâcheuse en résulte
  • Le sort perturbe ton aura : tu ne peux plus utiliser de magie avant de te Reposer cinq minutes

De plus, je consulte la table des rencontres, et la proximité de l’éventuelle créature…

Concentré sur l’image renvoyée par la flamme dans le fond de son esprit, le hobbit balance la tête de part et d’autre, comme s’il embrassait un vaste paysage du regard. Et de fait, ce qu’il voit est hors de toute proportion. La torche s’est stabilisée, après une longue dégringolade, au bord d’une nouvelle pente aux proportions gigantesques, descendant vers le fond de la terre aussi loin que porte le regard. Au dessus, le plafond de la caverne s’élève, encore et encore, vers une voute indistincte. C’est d’ailleurs de cette nuit qu’arrive un nuage indéfinissable, qui se rapproche de la torche avec un vrombissement que les aventuriers perçoivent par leurs oreilles autant que par l’esprit de Ladro… Avec un spasme de dégoût, le hobbit ouvre brutalement les yeux : « Ouh bon sang ! Une énorme phalène vient de se brûler dans mes yeux ! Euh, je veux dire, dans la torche. Vous avez reçu ce que j’ai perçu ? »

Tout en bas, l’entrée de la Caverne-Monde. A droite, deux couloirs encore inexplorés.

Que faites vous ? Acceptez-vous l’aide du vieillard ? Irez-vous explorer la caverne gigantesque ? Ou les autres couloirs ?

4 réponses sur “”

  1. @Ladro, je te propose de reprendre. Tu constateras que j’ai appliqué ton sort à une autre pente que celle que tu décrivais, parce-que vous la connaissiez déjà, c’est celle qui donnait sur la géode… Je te laisse choisir quel effet indésirable tu veux appliquer au sortilège, prendre en compte les commentaires de tes petits camarades et décider de la suite des opérations…

    1. @MJ: Ok, j’avais compris qu’on avait eu une fourche avec à gauche la dague, à droite la géode et face à nous un abîme.
      Pour l’effet indésirable, ce sera « plus de magie avant Reposer 5 minutes ».

  2. Le vieux démon, on le laisse là. A priori Bethelan était quelqu’un de bien, non ?
    Mais non, mon Ladro tu n’es pas un Touque, enfin j’espère…
    Sinon je préférerais les petits couloirs avant la caverne-monde.

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