Le Groupe prend donc ses aises dans la première salle qui ressemble vraiment… à une salle. La difficulté d’y accéder et son dénuement ascétique interroge cependant les plus avides de richesses parmi vous. Où sont donc passés les statues médidatives incrustées de joyaux ? Les artefacts crépitants d’énergie magique ? Vous espérez que les légendes concernant le sorcier n’étaient pas trop capillotractées. Il semble clair que Bethelan conduisait des rituels magiques ici. Il semble clair aussi que depuis son départ, d’autres personnes, ou créatures, sont passées : des traces de griffes marquent le sol et les parois, des traces de flammes sont visibles le long des murs et du plafond, et des débris épars témoignent d’une occupation par des humains : ossements d’oiseaux, cendres, rochers réagencés pour former des sièges, pierre à aiguiser abandonnée, et… cette main, tenant encore désespérément le poignard rituel. La main est ancienne et très bien conservée, grâce à les sécheresse des lieux. C’est celle d’un humain adulte, porteur d’un bracelet de cuir et de tatouages traditionnels qui ne sont pas étrangers à Méritahé : « un Grinvolt », dit-elle. « Un guerrier venu de Millvale ou alentours. Apparemment les hommes du demi-lord Joun se sont aventurés jusqu’ici. Le pauvre est mort hors du cercle… Puisse son âme retrouver le chemin vers la surface ! En revanche le poignard ne me dit rien. On n’en fabrique pas d’aussi légers chez nous. Pas que je me souvienne. »
Galgor se penche sur l’arme avec d’infinies précautions. Longue de trente centimètres, recourbée comme les lames elfiques, elle est visiblement faite pour un usage rituel plus que pour le combat. La lame est fine et d’un fil aigu comme un rasoir, sa pointe légèrement ébréchée. Une pellicule brune la recouvre partiellement : du sang séché.
Selmy, ayant apporté la lumière en différents points de la caverne, se penche à son tour sur la découverte et fait remarquer la manière dont le sang a aspergé les pierres alentours. Pas sûr que le rituel se soit déroulé comme prévu, s’il s’agissait d’un rituel ! L’examen de l’éboulis laisse perplexe le vieux chevalier. Tout est si instable ici… Il est clair que c’est ce glissement de terrain qui a coûté la vie au pauvre guerrier Grinvolt, et les chances sont non nulles qu’un mouvement irréfléchi n’ajoute des victimes à la liste. Ça se tente, mais c’est risqué…
Galgor, de son côté, marque un temps de déception : ce n’est pas la dague de Sgian dubh. Le manche de celle-ci est certes en or, mais sans les motifs de serpents que tu sais devoir trouver. Cependant la facture et l’époque ressemblent à celle que tu recherches, et l’espoir se ravive en toi : Si Bethelan utilisait un tel objet, il a peut-être bien croisé la route de Sgian Dubh… Les sorciers sont pleins de ressources !
Ladro, prenant du repos, tend l’oreille. Il perçoit une réverbération des sons provenant de plus loin dans les cavernes et, comme en lisière de son champ de perception consciente, un vague appel au secours… Il se réveille en sursaut quelques temps plus tard : l’assoupissement l’avait gagné, et il s’était laissé aller à rêver. En tout cas son bras semble avoir retrouvé toute sa matérialité, et renoncé à sa vocation de baryton des caves, au grand soulagement du hobbit à son extrémité.
Ladro Souffle cinq minutes, résultat 9 : il récupère de sa condition, mais ça lui coute du temps.
Alors qu’il se remettait debout, frustré de n’avoir eu le temps de mémoriser les glyphes tracés au sol, il vit revenir Rapsody, porteur d’une torche et de bonnes nouvelles : « Les amis ! dit-il à la cantonade et sourire aux lèvres, venez voir ça ! Ça brille ! »

En bas d’une nouvelle pente, au sein de ténèbres profondes, peuvent se distinguer une formation cristalline gigantesque, captant et reflétant comme autant d’étoiles les lueurs des torches des aventuriers.

@rapsody, je te laisse mener le bal 🙂
Les autres, comme d’hab, vous pouvez indiquer vos intentions en commentaire.