Puisque Selmy est fiévreux et a besoin de repos, il se couche au fond de la barque, les hobbits se mettent aux avirons et je sors Brînamyne pour les encourager. Et une fois de plus, la musique fait des miracles, elle les stimule, les exalte, les galvanise pour nous emmener vers l’amont. La musique est puissante dans ma famille…
Même Ladro oublie sa petite fièvre et se dépasse. Décidément les hobbits sont vraiment de surprenantes créatures.
C’est ainsi que nous voyons défiler les rives. La forêt s’avance dans l’eau, les racines émergent de l’onde. Sans barque, nous n’aurions pu longer la rivière. Les arbres sont couverts de lichens et de mousses. La vie sauvage grouille et à maintes reprises nous entendons des grognements, cris et rugissements qui n’augurent rien de bon pour des marcheurs. A un moment, nous entendons des tambours qui semblent tenter de s’accorder à ma cornemuse mais nous ne nous attardons pas ; il est urgent de rejoindre
Ottlecop pour guérir la fièvre de Selmy.
