Pagination

Ajout en haut de page de liens vers les autres pages d’une longue liste.
Jusque là, il fallait scroller jusqu’en bas pour pouvoir passer à la suite.

Déconnexion-reconnexion sur la même page

  • ajout d’un lien « Connexion » (menu « Aide ») pour éviter de scroller jusqu’en bas d’écran
  • modif pour que la page qui était en cours de consultation reste affichée

Personnellement, je préfère lire les pages sans être connecté, je trouve les pages plus aérées et lisibles sans tous ces liens « modifier » partout. D’où l’intérêt de pouvoir se connecter-déconnecter plus rapidement et sans perte de la navigation en cours.

En écoutant attentivement Rapsody nous présentant, je regarde la foule nous entourant. J’identifie plusieurs cibles potentielles mais pense qu’il est encore un peu tôt pour voler quelques jolis objets, surtout si on compte passer quelques jours par ici, le temps que Selmy se remette. De plus, ce village semble vivre simplement, il serait mal venu de s’emparer de leur maigres possessions.

Y a t’il que des humains dans cet endroit? Ont-ils l’habitude de voir des semi-hommes ? Je n’ai pas l’impression de ressentir d’animosité envers nous. Il est vrai que l’on avait entendu que du bien de ce petit village. J’essaye de me renseigner sur la fréquence d’expédition comme la nôtre de passage par ici.

Je demande également si il y a un marché ou des boutiques pour essayer de me faire un petit stock de potion et autre onguent de soin.

J’accompagne Selmy vers le médecin du village, obtenir des infos sur les maladies de la région peuvent toujours être utiles

Le Jour du Battement

Rassurée par les bonnes manières de l’elfe, et visiblement peu effarouchée par ses oreilles pointues, la vieille grand mère cale son dos fatigué contre la paroi de terre du hall et pousse vers vous un plateau contenant des bols de céramique. Elle y verse une sorte de thé et vous invite à prendre place autour du brasero qu’elle tisonne de plus belle.

« C’est la fin du troisième Jour du Battement, ce soir. Les gens du village rentrent après avoir passé la journée dans les bois, à marteler tambours et claves, et porter haut les reliques en argent de notre cercle. C’est une chose terrible pour nous de mourir hors du cercle, et c’est hélas fréquent pour les commerçants, les camelots et les coureurs des bois. Je suis trop mal en point pour gambader dehors avec eux, mais ça me permet d’avancer sur notre tapisserie des anciens. Mais tenez, les voici ! »

Entrèrent alors dans le hall une trentaine d’hommes et de femmes rustiques, cependant vêtus d’habits de cérémonie fort ornementés. En tête marchaient deux femmes de haute stature, cheveux déliés, portant chacune haut devant elle une hache au fer aigu. Des anneaux d’argent paraient leurs lames, qui semblaient avoir vu maints combats.

Venait ensuite une procession de percussionnistes. Des gens du village baignés de sueur par l’effort qu’ils avaient fourni, à porter de grand tambours cylindriques, et à battre les peaux de chèvre distendues avec de lourdes baguettes d’os sculpté. Les anciens suivaient de près, tenant avec révérence des assiettes et coupes d’argent resplendissant. Eux aussi arboraient le grand sourire qui succède aux rituels accomplis dans l’harmonie. Enfin, en ordre dispersé, une marmaille bruyante emplit la salle commune des rires et des pleurs qui ponctuent la vie d’une communauté en bonne santé.

Rapidement, une petit foule s’assemble autour de vous, pour s’enquérir de votre histoire. Les étrangers, apprenez vous, circulent souvent dans la région pour joindre Martol au Nord et Aridenn à l’est : les tempêtes de Soont, et les spectres qui ravagent parfois les côtes, sont des motivations suffisantes pour braver les dangers des bois bavards… Si les semi-hommes sont peu nombreux dans la région (on les confond souvent avec le petit peuple de la nuit, fort variable en forme, et qui porte dans le Thrisme le nom de Ricalu), les sang-de-fée sont souvent vus, et parfois avec crainte car ils rappellent encore le joug millénaire des princes de Martoï.

Quoi qu’il en soit on vous fait bon accueil, des hommes solides portent votre embarcation à l’abri, et on vous ménage de confortables peaux de chèvre où passer la nuit, dans la salle commune. Alors que les marmites reçoivent quelques racines à bouillir, et qu’on cuit sur des pierres chaudes des galettes à base de l’écorce d’un arbre local, marmots et curieux papillonnent autour de vos paquets et du lourd coffre que vous avez prudemment conservé avec vous : ici tous les voyageurs sont un peu marchands, non ?

La vieille, délaissant son ouvrage et claudiquant jusqu’à Selmy, lui saisit le visage dans les mains et demande « tes traits ne me sont pas étrangers, homme du sud. Au cours de ma vie de chamane et guérisseuse j’ai vu passer de nombreux voyageurs, et je me souviens généralement de ceux qui sont restés quelques temps. Alors dis moi chevalier errant : quel est ton nom maintenant, et quel est ton trouble ? Et que viens tu rechercher ici après tant d’années ? »

Structuration des modifs

  • Création d’un sous-thème (child-theme)
  • Intégration de toutes les modifs faites jusque là dans ce sous-thème
    -> devrait garantir qu’elles ne seront pas perdues lors de la prochaine mise à jour
  • Améliorer de la lisibilité des réponses aux commentaires (ajout d’un décalage)

Où suis-je ?

J’ouvre les yeux. Devant moi, une femme me parle, elle a une trentaine d’années, les yeux très clairs, de long cheveux blonds et ses mains sur mon visage sont comme un pansement contre mes maux. Sa voix est hypnotisante, réconfortante, et reconnaissable entre mille. Zlabaya ? Zlabaya, c’est toi ? Tu n’as pas changé. C’est moi, Selman Mylory, mais aujourd’hui tout le monde m’appelle Selmy. Quel bonheur de te revoir ! J’aimerais te présenter tous les honneurs que je te dois, mais je me sens si faible, si… absent.

Est-ce vraiment toi ? Suis-je encore en plein rêve ?

Cette terre qui autrefois m’a volé ma vie est en train de me précipiter vers la mort. Pourquoi suis-je revenu ? Quand j’ai entendu qu’il était de retour, j’ai cru que je pourrais rompre le charme, j’ai cru que je pourrais rivaliser avec lui. Mais il n’est à des kilomètres de moi, et j’ai déjà un genou à terre. 

Bethelan ! Comment sortir ce nom de mon esprit ? Que veut-il ? Que me veut-il ?

Zlabaya, j’ai besoin de toi, nous avons besoin de toi. Je dois retrouver sa grotte, je sais que je peux y arriver, mais pas seul. Où sont-ils ? Où sont mes compagnons ? Rapsody, j’entends ta musique, mais je ne te vois pas. Où suis-je ?

Les mains de la guérisseuse quitte mon visage, je m’endors apaisé et confiant.

Enfin calmé, et sa fièvre apaisée par le breuvage (ou les mains ? Ou la voix ?) de la guérisseuse, Selmy sommeille,droit comme un i et le frond enfin déridé, sur un tapis de peaux de chèvres.

La Guérisseuse du nom de Zlabaya affiche un sourire las et raconte.

« Ainsi vous êtes venus chercher l’antre de Bethelan le sorcier ?

Il est mort, vous savez. Ou pire, pour ce que j’en sais. Il n’a jamais été très prudent. Et beaucoup trop curieux pour son propre bien, à mon avis. Mais fascinant, ça il l’était. Vous voyez ces assiettes ?, demande-t-elle en vous montrant d’étonnantes plaques de chitine larges comme un visage, laquées avec soin. Elles sont un don de Bethelan au village, il les fabriquait à partir des carapaces d’isopodes qui grouillent là-haut dans les caves.

A ma connaissance, personne n’est retourné là-bas depuis la disparition de Bethelan dans une expédition lointaine. Pour ce que j’en sais, ses amis du peuple de pierre pourraient tout aussi bien avoir emporté toutes ses affaires. Ils vivent, d’après ce qu’il nous contait, dans une caverne vaste comme un ciel, loin sous nos pieds.

Je dois vous dire que Bethelan et votre ami Selmy ont un temps été rivaux, il y a des lustres. Vu son état de nervosité, je ne suis pas certaine que cela fasse du bien à Ser Selman Mylory de se confronter au souvenir du Maître de Magie. Enfin… vous êtes libres.

Monsieur le musicien, il me vient une anecdote qui pourrait attirer votre attention : un jour, Bethelan avait mené un groupe de ses amis, doués pour la musique, dans ses caves. Ils avaient découvert des formations cristallines fort étonnantes, qu’ils avaient fait résonner de longues heures. Des années après cet épisode, ils disaient pouvoir entendre les pensées les uns des autres ! Et de fait, leur musique et leurs paroles semblaient couler indifféremment de l’un ou l’autre d’entre eux.

Mais il est tard maintenant, et les émotions furent fortes pour tous ! Je m’en vais reposer sur l’amoncellement sacré des anciens, et demander conseil à nos ancêtres… Bonne nuit, voyageurs…

Elle vous quitte alors, et pénètre dans l’alcove sombre au fond du Hall, où ont été de nouveaux suspendues les reliques d’argent de la communauté Grinvolte.