Tout d’abord, quelques points de règles :

Voici l’expérience accumulée depuis le début de la partie :

  • 1px par jet raté (6 ou moins)
    • Echec de Galgor en ravitaillement : 1
  • 1px par hexagone traversé sur la carte (environ 1 par jour de marche) : 2
  • 3px par donjon exploré : aucun pour le moment
  • 3px par communauté visitée : Ottlecop = 3
  • 3px par nouvelle créature rencontrée : ça ne saurait tarder J
  • 3px par artefact exhumé : pas encore (je ne considère pas le journal du capitaine comme un artefact, en première analyse 😉
  • S’y ajoute 2 px du fait du peuple des semi-hommes, qui gagnent un px quand ils goûtent un plat nouveau : ici les galettes d’écorce des Grinvolts (essayez de le mettre plus en valeur dans vos textes, les gars)

TOTAL : 8

Ces points sont à vous répartir entre vous. Voir les règles pour l’action « Révéler ses progrès »

Votre Niaque ayant été peu sollicité jusque là, vous remontez tous au maximum au cours du repas et de la nuit. Vous dépensez tous une ration.

Le petit groupe restauré, tous se tournent avec curiosité vers le médaillon d’argent trouvé par le chevalier lors de sa reconnaissance.

Je fais un test de Curiosité pour Meritahé, qui a le plus haut score et deux spécialités ad hoc : les peuples et les coutumes du Thrisme. (J’aurais pu le faire pour Selmy aussi, mais c’est l’occasion de mettre en avant notre nouvelle venue 😉

La spécialité permet de lancer trois dés plutôt que deux, et garder les deux meilleurs résultats.

9 : succès partiel pour « Ramener sa science », le Meneur raconte un truc intéressant, à vous d’en comprendre l’utilité…

Vous voyez cette ligne ? demande la jeune guerrière à la cantonade, il s’agit de la marque du moule de terre utilisé pour fondre le médaillon. Il est de bonne facture et l’alliage d’argent est plutôt pur : je pense que le minerai provient des mines du Haut Uttwelt, à l’est de Millvale, et qu’il a été fondu il y a plusieurs générations. C’est parfois dans les coffres des dynasties Seree éteintes que les demi-lords piochent la solde de leurs troupes quand elles sont sollicités pour contrer les dradkins qui raident les communautées grinvoltes. Je ne reconnais pas le visage, mais la créature de l’autre côté est sans nul doute un Ogopogo, une bête lacustre que la vieille Zlabaya mentionne souvent dans ses contes. Elle est apparentée aux ondines. Une chose est sûre, c’est que les Grinvolts n’abandonnent pas leur argent facilement, ajoute-t-elle en agitant l’anneau de sa hache. Vu le bon état de la chaîne de ce médaillon, ce dernier a été déposé à l’entrée de la grotte en toute connaissance de cause. Mais quant à dire laquelle…Nous en apprendrons peut-être plus une fois dans la grotte.

Je fais ensuite un jet dans la table de rencontres de la Grinvolte, pour voir si vous êtes dérangés pendant la nuit…

Harassés par la journée de marche à travers les taillis, chacun s’enveloppe prestement dans sa couverture et s’étend sur sa paillasse, pour tenir à distance l’humidité des bois et de la cascade. Son grondement persiste avec une régularité qui vous berce et vous sombrez vite dans un sommeil réparateur, sous la garde de Selmy. Le vétéran, préoccupé par ses souvenirs autant que par le séchage de ses vêtements, affute son épée avec des gestes songeurs. Alors qu’il se repasse mentalement les paroles de Zlabaya, son regard est attiré par l’autre côté du petit lac. A une vingtaine de mètres, dissimulés hors de la lumière de la lune par les frondaisons qui ombragent les berges, quatre silhouettes se tiennent debout, aussi immobiles que les arbres autours d’eux. Ils semblent négliger complètement le groupe endormi, simplement concentrés sur un cinquième larron, plus visible au premier plan. Accroupi au bord de l’eau, il a les proportions d’un humain. Vêtu d’un simple pagne de peau, les cheveux drus comme une touffe de jeunes racines, sa peau est crevassée. Il semble observer attentivement quelque-chose dans l’eau, comme dans une conversation immobile.

Aux aguets, Selmy sent une fragrance entêtante, terreuse, portée par le vent depuis les cinq hommes des bois jusqu’à ses narines. Un désir d’humidité, de mettre ses mains en terre l’effleure vaguement avant que les paroles de la guérisseuse lui reviennent en tête « je pense que vous avez respiré les spores émanant de la Gardienne de la forêt, Selmy »…

Glacé d’effroi, le chevalier s’ébroue soudainement, soufflant et faisant tinter le médaillon d’argent qu’il avait posé sur ses genoux. Il lance un regard vigilant de l’autre côté du plan d’eau : les hommes se retirent lentement sous les frondaisons. Le cinquième s’est relevé et regarde une fois Selmy avant de disparaître.

Quand il sera relevé quelques instants plus tard par Rapsody au sommeil léger, il lui jurera avoir reconnu le coureur des bois, abandonné mourant dans la forêt voilà près de deux générations…

Ce n’est qu’au lever du jour que Selmy et ses compagnons prirent le risque de faire le tour pour examiner les lieux. Une empreinte de pied dans la vase, au bord de l’eau, atteste de la présence de quelqu’un hier à cet endroit, mais aucun autre indice n’a pu être trouvé.

Une fois prêts, la petite troupe emboîte le pas à Selmy, et tous passent derrière le rideau aquatique, jusqu’à l’intérieur de la fameuse grotte du sorcier Bethelan.

Plusieurs membres du groupe s’arrêtent le temps de mettre feu à des torches heureusement préservées de l’eau, avant de reprendre leur progression dans le tunnel. Le plafond, d’abord haut, descend progressivement à mesure que vous progressez vers le fond, vers le nord. Au sol, un sable si fin et léger qu’il forme des nuages autour de vos pieds, et s’infiltre rapidement dans vos chausses. Si l’eau ruisselait auparavant ici, c’était il y a des siècles. Vous distinguez bientôt que les allées et venues ont tracé comme une rigole dans le sable. Si cette piste oblique sur la droite à la première intersection, le tunnel se prolonge quant à lui sur quelques pas. Il révèle une autre ouverture, plus petite, à droite, et s’interrompt sur une ligne de hauts piquets de fer, couverts de rouille et fichés profondément dans le sol sablonneux de la caverne.

Passé en tête et levant haut une torche au dessus de sa tête de hobbit, Ladro compulse les pages blanches de son grimoire avec application, et son environnement. Prendra-t-il une décision avant que Rapsody ne le dépasse ?

Je feuillette et tourne et compulse et tourne encore les pages de mon carnet. Certains feuillets sont couverts d’inscriptions, de plans, de symboles, de croquis. Mais pas les mêmes pages que dans la case de Mapce, là où les premières inscriptions me sont apparues. Nom d’un artefact oublié, pourquoi n’ai-je pas pris le temps de les recopier tant qu’elles étaient lisibles ? Euhhh… en y réfléchissant bien, sans doute parce que j’étais assez pressé de ne pas m’éterniser sur les lieux d’un emprunt non conventionné. Mais tout de même, quel dommage.

Et moi qui ai cru toutes ces années que seule la première page était utile… D’ailleurs cette première page… mais j’y reviendrai en temps opportun, là n’est pas l’urgence. Je sens que mes camarades attendent beaucoup de moi.
Moi qui ai cru tout ce temps que les autres folios étaient vierges. A ce propos, heureusement que c’est à moi que ce livret à été confié. Ou plutôt, que c’est moi qui l’ai trouvé. Ou disons : heureusement que le destin voulut que ce fût à moi qu’il échût ! Imaginez qu’il fût tombé entre les mains d’un futile baladin qui l’eût couvert de mièvreries à l’eau de rose pour nous les servir à la sauce biniou au coin du feu de camp… quel gâchis !

Mais trève de subjonctifs. Je fais une halte et prends quelques instants pour expliquer à mes compagnons ce que j’ai commencé à comprendre chez Mapce. Qui sait, peut-être le passé de Selmy ou les couleurs locales de Meritahe leur permettront-ils de comprendre un point qui m’échappe. Peut-être l’esprit créatif de Rapsody lui ouvrira-t-il une lecture qui m’échappe, après tout, ses talents peuvent ne pas se limiter à souffler dans un pipeau. Et Galgor a évoqué un penchant pour la magie, peut-être nos sensibilités conjuguées nous ouvriront-elles davantage de sorts et d’enchantements. Trop de « peut-être », mettons les au parfum et voyons ce qui en ressort.

« Mes amis, j’ai découvert des choses étonnantes depuis ma « visite » à Mapce le Cartographmancien. La plus merveilleuse, c’est que chaque page si désespérément blanche de mon grimoire peut être lue, mais seulement sous la même lumière que celle sous laquelle elle a été écrite.
La lueur vert-orangeâtre de l’huile si particulière qui brûlait dans l’antre de Mapce m’a révélé quelques pages, ainsi que le fond de carte qui manquait à ma compréhension sous les glyphes de la première page – mais j’y reviendrais lorsque cela nous sera utile.
La lueur des torches réfléchie par le sable que nous foulons et les cristaux de la roche en révèle de nouvelles désormais. D’autres apparaîtront peut-être plus loin si la nature de la roche change, ou si une autre source de lumière apparaît?

Quoi qu’il en soit, j’ai pour l’instant identifié un bloc de 4 feuillets consécutifs parfaitement lisibles. »

Je savoure la stupéfaction et le profond intérêt suscités par mes paroles autant que par les pages que je livre à leur regard. Et pense en aparte qu’il va sérieusement falloir mettre en place un système d’index. Devoir feuilleter tout le carnet page par page à chaque changement d’ambiance, ça va vite devenir pénible.

@MJ: Est-ce que chacun décrit librement ce que nous lisons ? Soit, en gros: tous les pièges identifiés avec la fiche de désamorçage correspondante + les passages secrets avec leurs modes d’emplois + la position de tous les trésors anciens pour moi et de la dague légendaire de Galgor + quelques stalactites de cristal fin qui résonnent encore du dernier passage de la Castafiore pour Rapsody + un kit de désensibilisation aux pollens de gommier rouge pour Selmy + ses parents rajeunis de vingt ans pour Meritahe…
Ou est-ce qu’il est plus raisonnable d’attendre que tu lances les dés (ou autres rituels secrets de MJ) pour donner à chacun les éléments qu’il comprendra au sein de ce qu’il nous est donné de lire?

J’anticipe les actions des personnages en fonction de ce qui me paraît le plus cohérent. Par la suite, n’hésitez pas à indiquer en commentaire les actions que vous souhaiteriez voir accomplir par votre personnage.

  • Ladro : Chercher[informations] sur la grotte dans le grimoire : 12
  • Rapsody : Discerner la Réalité dans le premier couloir : 12
  • Meritahé : Discerner la Réalité sur les traces de pas : 7

Tournant son vieux grimoire en tous sens, l’orientant et l’inclinant au gré des réflexions de la lumière sur les roches anciennes, Ladro sillonne la pièce et s’arrête finalement net !

Il exhibe une carte sommaire, visiblement celle d’un réseau souterrain. Il est inscrit en haut « Bethelan »… d’autres inscriptions transparaissent en filigranes, mais la lumière n’est pas de celle qui les révèlera… pas encore…

Nos héros sont en « 1 »

Pendant ce temps, notre barde au sang de fée a engagé ses longues oreilles dans le couloir orienté vers l’ouest…

Son succès lui permet de choisir 3 questions parmi les suivantes . Je le fais pour lui et pour Meritahé (1 question), pour gagner du temps

Que s’est-il passé ici récemment ?

Que va-t-il se passer ?

A quoi dois-je être attentif ?

Qu’est-ce qui pourrait m’être utile ou précieux ici ?

Qui est vraiment maître de la situation ici ?

Qu’est-ce qui n’est pas ce qu’il paraît être ici ?

« J’entends un léger vrombissement… comme les feuilles mélancoliques qui tombent en automne… des milliers d’insectes volants. Peut-être des papillons ? Presque ! Des sortes de mites cavernicoles ont continué de prospérer ici, mais ce n’est pas tout…

Ces traces de griffes et ce rampement : ce n’est pas humain, ça ni même animal ! Ça date d’il y a quelques semaines mais leur régularité indique que la créature est ici chez elle. Elle fait sans doute plusieurs pas de long.

Et cette légère odeur de vinaigre…

« Galgor !! NON ! »

Se redressant en un éclair, Meritahé saisit le hobbit qui s’avançait dans le couloir et l’attire avec force contre elle.

Du plafond, à l’endroit où il se trouvait une seconde auparavant tombe un insecte répugnant, gros comme le poing d’un humain. Huit pattes et deux pinces solides encadrent un corps chitineux noir comme la nuit, terminé par une longue queue annelée dressée comme un cobra. Rapsody et Merithaé s’exclament à l’unisson « Un scorpion des profondeurs ! »

Les yeux effarés passant de la bestiole à ses compagnons, Galgor blémit et raffermit sa prise sur sa dague…

Une fois dans la grotte, tout devient clair, je sens des trésors et des récits légendaires. Trop de déjà vu, trop d’indices, trop de trace, de grandes choses se sont passées ici, cette odeur de richesse ne peut pas m’échapper.

Cela veut dire que les pièges et autres créatures risquent rapidement de vouloir nous barrer le chemin, va donc falloir que j’arrête de rêver à ce que j’ai vais trouver par ici. Tout d’un coup, j’entends mon nom derrière moi quand une main m’agrippe et me tire violemment en arrière.

Voulant me retourner pour râler, j’aperçois que l’on m’a potentiellement sauvé d’un scorpion tombant du plafond, il n’est pas très gros mais est très vénéneux et assez agressif.

Il me semble en avoir déjà rencontré des comme cela mais je sais de suite qu’il faut rapidement trancher son dard pour le rendre inoffensif et récupérer son poison. Je sors donc ma dague et la lance avec précision entre ses deux pattes arrières pour trancher net son dard.

Je vérifie attentivement qu’il ne bouge plus avec une torche et prend avec précaution le dard pour y récupérer le fameux poison. Avec quelques goutes, je peux empoisonner ma dague pour affliger de terribles dégâts. Vaux mieux être malin que brute par moment !

Je remercie Meritahé de m’avoir sauvé et nous continuons à avancer dans ce tunnel, plus que jamais sur nos gardes.

Avec un mélange de prudence et de dégoût, Meritahé saisit entre ses doigts l’appendice sectionné. « Ce n’est pas du venin, petit hobbit ! Les scorpions des profondeurs n’ont que leur nom en commun avec ceux de la surface, en réalité. Ce qui en sort est un acide très puissant, qui corrodera votre lame si vous l’en enduisez. Et restez prudent car les plus gros peuvent atteindre la taille d’un homme adulte. Ils vous saisissent dans leurs pinces, vous hissent jusqu’au plafond et vous arrosent d’acide jusqu’à ce que vous soyez assez tendre pour être dévorés par leur progéniture. La seule manière de percevoir leur arrivée ? Un légère odeur de vinaigre qui les accompagne toujours… c’est en tout cas ce que nous avait raconté Bethelan quand il nous avait rendu une fois visite, une bestiole de ce genre enfermé dans un bocal de verre »

La guerrière et le petit chercheur de trésors côte à côte entrent alors, aux aguets, dans le couloir sur la droite. Derrière eux, penchés sur la carte du complexe viennent Ladro et Rapsody, l’un tenant à deux mains l’épais grimoire, l’autre une troche brillante. Fermant la marche, Selmy semble maintenant au mieux de sa forme, ses yeux vifs attentifs comme jamais à son environnement.

Après quelques pas, un nouvel embranchement s’ouvre sur la droite du groupe, qui s’arrête pour écouter le bourdonnement feutré qui s’en échappe. « Ne vous l’avais-je dit ?! » chuchote Rapsody. Elevant sa torche dans l’entrée, l’elfe révèle le hideux spectacle d’une espèce de papillon cavernicole, gros et gras,maintenu entre les pinces d’une autre bestiole qui l’arrose d’acide avec application… A la lueur de la torche un nuage d’insectes volants s’élève, dispersant une poussière irisée extrêmement irritante.

« Quoi qu’ai pu garder le sorcier ici, ces bestioles l’ont boulotté si vous voulez mon avis », s’exclame Ladro. « Poursuivons ! »

Plus loin, le couloir, qui est toujours marqué de traces de passage répétées, aboutit à un rétrécissement : la grotte qui se trouve au bout du couloir est semble-t-il comblée par des tonnes de gravier tombées du plafond. Pourtant, un examen plus attentif montre que cet entassement, bien qu’instable, est fort ancien. Les encoches dans la pierre, et les traces de suie sur la voute du couloir marquent clairement l’endroit où le sorcier posait sa lampe à huile avant de gravir l’amoncellement.

« Devons-nous poursuivre par là ou rebrousser chemin ? » demande Meritahé. « Il me semble que le couloir suivant, avant les poteaux d’acier, était plus praticable »…

« Il y a des trésors par là, je le sens ! » Frémit Galgor plein d’espoir, serrant sa dague d’une main et de l’autre un petit fouet de chitine gorgé d’acide. La guerrière à la Hache d’Argent coince la torche dans une anfractuosité et initie quelques mouvements de grimpe. « Espérons qu’il y aura mes parents parmi les trésors ! » marmonne-t-elle entre ses dents. Bien que la pente ne fasse que deux mètres de haut avant un premier rebord de sable compacté, l’ascension est rendue extrêmement pénible par la nature du terrain. Bien vite la jeune femme est couverte d’une poussière grisâtre et volatile, et toute la troupe se met à tousser. Elle parvient cependant à s’élever un peu et à se trainer sur le surplomb. Alors quelle se stabilise, Ladro et Galgor aperçoivent avec horreur un mille-pattes long comme le bras ramper dans sa direction et agiter ses mandibules !

Meritahé risque sa couenne : 2d6+1, résultat 12 !

Vive comme un serpent, Meritahé roule loin de l’affreux myriapode et dégaine sa hache. Dans cette faible luminosité, au milieu d’un terrain traître et oppressant, parviendra-t-elle à s’en débarraser avant d’être mordue ?

Ladro, tu parcours les quatre pages du grimoire visibles sous terre, à l’éclat de ta torche. Les sortilèges suivants y sont inscrits

  • Fil d’Arya : le sorcier crache au sol. Un filament de salive argenté se dévide de sa bouche et se grave partout où il passe, et y reste jusqu’à la prochaine pleine lune. S’il prononce une parole, le fil cesse de se dérouler et se détache du sorcier.
  • Oeil de la Flamme : le sorcier enchante une torche. Tant que celle-ci brille, le sorcier peut, simplement en fermant les yeux , voir dans son esprit tout ce qui est éclairé par la torche, même si celle-ci s’éloigne de lui.
  • Bras de Roche : le sorcier plonge son bras dans la pierre. A moins de vingt pas un bras fait de roche sort d’une paroi attenante, que le sorcier peut utiliser comme le sien (il est moins précis mais plus fort). Le sort ne dit pas ce qu’il advient du bras du sorcier si le bras de pierre est détruit….
  • Mange-cailloux : avec ce enchantement, le sorcier rend les pierres précieuses comestibles et extrêmement nutritives. Chaque tranche de 5 points de valeur représente une ration.

Quand tu veux lancer un sortilège, je teste la Curiosité de Ladro. Sur 10+ il y parvient, entre 7 et 9 il y parvient mais Attire l’attention/peine à arrêter le sort/t’empèche d’utiliser la magie (ton choix)

Fort de ce nouveau savoir et voyant l’humaine en danger, que fais-tu ? (« Je l’encourage » ou « je commence à grimper » me va aussi, pas de pression sur la magie, hein !)

Pour les autres, je rappelle la règle dans le Donjon : annoncer son intention en une phrase en commentaire, je distribuerai le texte en fonction de qui est le plus exposé 🙂 il y a pas mal d’éléments qui peuvent attirer votre attention, parmi lesquels le mille-pattes géant, la grotte et ses dangers, les traces laissées par le sorcier et d’autres passants, la salle des mites, le couloir d’entrée et ses barreaux de fer rouillés… à vous.

Fouchtre !

Ladro le hobbit, trop court sur pattes pour bien saisir la situation au sommet du fort instable tas de graviers, prend deux pas de recul tout en feuilletant les pages de son grimoire. Récitant des syllabes hoquetantes et sybilines à la lumière de la torche brandie par Rapsody, il retrousse son bras droit qui semble perdre peu à peu en matérialité. Pas plus dérangé que cela par le phénomène surnaturel, l’apprenti sorcier glisse son bras à travers la roche, les traits tendus par la concentration.

Jet de curiosité résultat 9 ! Le sort fonctionne et @ladro me dira en commentaire le contrecoup qu’il choisit (attirer l’attention, perdre l’usage de la magie ou perte de contrôle du sort).

Sous les yeux médusés de Méritahé, un bras fait de roche se matérialise à proximité immédiate de la créature chitineuse qui la menace. Celle-ci ne semble pas s’en apercevoir et se laisse cueillir, mais commence vite à se débattre ! Plaqué contre la paroi de pierre par le poids du myriapode magiquement retransmis, Ladro halète mais tient bon.

Test d’Adrénaline (anciennement Soif de Sang) pour l’action « Tailler en Pièces » de Ladro : 6, c’est un échec ! Je lance un score de 4 dégâts pour le pauvre semi-homme. La roche lui donnant une protection de 3, on compte la perte de 1 point de Niaque.

Maîtrisant peu sa nouvelle main pétrifiée, Ladro laisse échapper sa proie, qui enfonce profondément ses pattes dans la roche calcaire, laissant des marques inquiétantes. Meritahé brandit sa hache au dessus du monstre, mais hésite à porter un coup qui pourrait détruire le bras magique : la luminosité est bien trop faible ! « Galgor, à l’aide !! »

« Une minute ! » répartit le hobbit au grand chapeau, attentif aux traces laissées par les passages répétés du sorcier. S’il a continué de venir ici régulièrement alors que c’est clairement peu praticable, c’est qu’il y a une raison…

Galgor « Discerne la Réalité » : c’est un… 2 ! Échec cuisant ! En tant que MJ, je suis invité à envenimer la situation…

« GALGOR, c’est MAINTENANT » !! Sans s’en rendre compte, Galgor s’est tellement penché sur les traces avec la torche qu’il a occulté toute lumière pour l’infortunée Mertiahé là-haut, condamnée à lutter à tâtons avec la bestiole. Ladro, dont le reste du corps est bien incapable de voir ce que fait sa main de pierre, peste de plus belle.

« Calmons-nous, j’arrive ». Avec célérité, Ser Selmy brandit la torche qu’il avait avec lui et éclaire de nouveau la situation. Face à cette violente source de lumière, le mille-patte géant (cinquante centimètres de long, il doit bien peser dans les deux kilos) bat en retraite le long de la paroi rocheuse.

Meritahé se saisit de la torche de Selmy et se redresse. Elle se situe au long d’un amas énorme de sable et de gravier tombé, voilà des lustres, du plafond de cette haute caverne. A deux mètres en amont, au centre du monticule, se trouve une dalle de basalte formant un sommet dégagé. Et sur cette dalle, couvert de la poussière des années, se trouve un antique tabouret de bois surmonté d’une humble mallette de cuir…

L’entrée, les piliers d’acier, et le monticule avec un tabouret

Mis à part le cliquetis angoissant des pattes de myriapode sur les parois, l’ambiance de cette salle est calme et propice à la méditation. Intrigué par le lieu et son acoustique, Rapsody gravit à sont tour la pente et se penche sur la tabouret. Exhibant la petite mallette poussiéreuse, il en sort avec une exclamation étouffée un assortiment de diapasons en argent !

Pendant le bref silence suivant l’acte héroïque de Selmy, je perçois une pulsation irrésistible dont j’entreprends de découvrir la source. Aussitôt je pars dans les couloirs, évite les mites, le scolopendre et arrive dans une grande salle dont le centre est occupé par un monticule de roches et de sable. A son sommet une dalle.

J’entame précautionneusement l’ascension et découvre en haut un tabouret de bois vermoulu et ce qui semble être de prime abord une mallette en cuir. Mais non, c’est organique mais pas du cuir. Noir et des reflets verts, lisse, brillant et très solide : de la chitine ! Le couvercle de l’étui est orné de sept runes associées à sept petits emplacements en creux de différentes formes. Un mécanisme discret permet de l’ouvrir et je découvre sur un velours carmin, sept diapasons de longueur croissante rangés en éventail. Chacun des éventails présente à son extrémité une pierre : diamant, émeraude, rubis, saphir, onyx, opale et ambre. Chaque pierre a un nombre de facettes différent : cinq, six, sept, huit, dix, douze et vingt et ces pierres correspondent sans surprise aux emplacements du couvercle.

Chance ou intuition, je prends le diapason à l’onyx, referme l’étui et place la pierre dans sa cavité idoine. D’une pichenette je déclenche la note qui se répand dans le réseau de grottes ; oui ! l’étui sert de résonateur.

En quelques instants, les mites se calment et se reposent, le scolopendre se roule en boule et même mes comparses se sentent apaisés. Je prends note: l’onyx a un effet sur les animaux. Ladro en profite pour se ressaisir et reprends contrôle de son bras. Je pourrais suivre la note avec ma flûte ou Brînamyne mais ce ne serait pas prudent pour l’instant, je n’en sais pas assez.

J’ai hâte de pouvoir tester les autres diapasons dans d’autres circonstances et d’autres lieux. Du cri de terreur d’une mère au hurlement de la tempête, en passant par le vent dans les arbres, un cours d’eau jouant sur des cailloux, le chant d’un oiseau, tous les sons sont la musique du monde qui nous entoure et ces diapasons en sont les clés.

Ben quoi ? Pourquoi vous me regardez comme ça ? Vous doutiez encore du pouvoir de la musique ? Dorénavant tous les soirs, pour ceux qui le veulent, cours de solfège !

Arrgh, nous devions déjà supporter le raffut du troubadour pendant les marches comme aux veillées, mais là, ce n’est pas parti pour se calmer si en plus il commence à se persuader que c’est utile !

En même temps, force m’est d’admettre en aparte que sur ce coup là, sa petite fourchette et son bout de cuir on produit leur petit effet… mais bon, ça, ça reste en mon for intérieur, pas question de l’admettre devant lui ou il n’y aura vraiment plus moyen de l’arrêter.

« Dites, mes amis, si vraiment ce tintamarre calme les créatures qui rodent, rampent ou volent dans ces cavernes, on devrait peut-être en profiter pour retourner voir dans le passage que nous avons laissé sur notre droite, cinquante pieds en arrière. D’après mon plan c’est une impasse, nous n’y perdrons pas trop de temps et elle m’a eu l’air trop bien gardée pour être complètement dénué d’intérêt, entre les mites, l’énorme scorpions et toutes les autres bestioles que nous n’avons peut-être pas même vues. Qu’en penses-tu Galgor, on ne va pas laisser des caches inexplorées derrière nous, si? »

Un aparté de Meneur…

Avant de reprendre la narration, arrêtons-nous un instant sur le fonctionnement de cette expérimentation narrative, si vous le voulez bien !

Lorsque Rapsody m’a soumis son idée de diapasons magiques, je me suis dit « crotte, ça ne fait pas partie du Donjon ». Mais la participation créative devrait toujours être encouragée : s’il ouvre cette porte discrètement, j’ai moyen d’en faire quelque-chose sur le moyen terme. Je lui ai donc proposé de suggérer un éventuel effet étrange dans sa description, mais…

Il est allé un peu plus loin que la suggestion, me plaçant dans une position difficile. En effet, inventer un objet magique qui apaise les insectes dans un donjon plein d’insectes, c’est comme proposer uniquement des adversaire insensibles au feu à un personnage qui vient d’apprendre à lancer « boule de feu »… un désamorçage narratif. Maintenant, le Donjon risque bien d’être un peu chiant, sauf à faire des pirouettes narratives qui seront de plus en plus capilotractées à mesure que le récit avance et que vos inventions et ma préparation se télescopent.

Alors je sais bien que je l’ai cherché, en vous laissant beaucoup de licence « poétique » dans vos écrits, ça fait aussi partie du charme de l’expérience, et je dois dire que tant que nous étions « en pleine nature », j’arrivais à intégrer la majeure partie de vos ajouts créatifs. A l’intérieur des donjons, qui ont été conçus comme des éco-systèmes cohérents, et relativement détaillés, inventer des trucs par dessus risque de rendre le tout indigeste. Prenons, pour ceux qui connaissent, l’exemple de Oltréé! : en voyage, les joueurs tirent des cartes de patrouille et inventent des trucs. En revanche dans les donjons, c’est le MJ qui décrit.

genre ça

Ici je voudrais, comme je l’ai mis précédemment en commentaire, contrôler un peu plus les choses en mode « Donjon ». Voici donc la règle de bonnes mœurs que je vous invite à appliquer à partir du moment où je commence à poster des images de plan.

  • Je décris librement ce que pense mon personnage
  • Je décris ce que dit mon personnage dans la limite de ce qui est cohérent (parler à des gens qui sont à portée de voix du personnage, et uniquement quelques mots si c’est une scène d’action)
  • Je décris ce que tente de faire mon personnage, mais je ne décris pas l’issue. Par exemple « Je lance mon poignard sur le scorpion dans le but de lui trancher le dard » : OK, « Je lance mon poignard et je lui tranche le dard et paf ça me fait une arme plus coole » : pas OK, parce-que ça me pique mon boulot de MJ 😉
  • Je demande des informations au MJ sur ce qui m’entoure. Si le MJ m’y invite, je décris un détail de contexte. C’est par exemple le rôle du pouvoir « érudit » où le MJ donne l’info, et le joueur raconte comment son personnage a eu cette info. Donc là aussi si le MJ décrit une sacoche en cuir, éviter de dire qu’en fait elle est pas en cuir (même si c’était une bonne idée c’est vrai) : c’est la « règle du oui » en théâtre d’impro, ça s’applique aux joueurs de jdr.

En suivant ces lignes, vous faciliterez grandement mon rôle de Meneur de Jeu, et vous aurez face à vous un univers plus cohérent, donc plus intéressant et plus facile à « percer » pour en découvrir les trésors ! J’espère que ça vous ira !

Nous reprenons donc le récit avec Rapsody équipé d’un splendide jeu de diapasons d’argent, aux étonnantes résonances mystiques… auront-elles un effet en dehors de l’étrange caverne où elles ont été trouvées ? C’est ce que Galgor est très curieux d’apprendre, en rebroussant chemin vers le petit tunnel si plein de bestioles venimeuses !

Son empressement, cependant, n’empêche pas Meritahé et Rapsody de remarquer que la salle de méditation où ils se trouvent encore dispose d’une autre sortie…

GALGOR, préfères-tu rebrousser chemin ou explorer l’autre pente sablonneuse ?

Encouragé par la découverte de son compère musicien, le hobbit au grand chapeau commence à fureter dans tous les coins. Délogeant du bout de la torche quelques isopodes mollassons, brassant le sable léger et abrasif et les rigoles de graviers ruisselant à ses pieds, il inspecte pied à pied la salle, les murs et le tas de roche instable. Il est rejoint par ceux de ses camarades qui étaient parvenus à gravir la pente arrivant du couloir.

Galgor « Discerne la réalité » (résultat 6), et je considère que ses camarades l »aident » (résultat 9) : les aides évitent un échec mais occasionnent un coût. Je donne ici la réponse à la question « qu’est-ce qui pourrait m’être utile ou précieux ici ? »

Inconscient de l’instabilité du monticule, le semi-homme a vite fait de remuer des quantités considérables de poussière abrasive, soulevant un nuage blanchâtre qui danse à la lueur des torches. « Ben non décidément, il n’y a rien de plus ici ! », finit-il par dire. « Soit Bethelan était un cochon d’ascète, soit il est parti en expédition en emportant tout le reste de son matériel de méditation…  » C’est alors que avalanche manque d’emporter le hobbit, dont la petite taille ne lui permet pas de s’accrocher à une paroi stable. Heureusement Rapsody le rattrape par la lanière de sa sacoche et le dépose en lieu sûr. Toussant et tapotant leurs vêtements pour les débarrasser de la poussière, ils redescendent de l’autre côté, en direction du couloir inexploré.

La poussière occasionne la perte de 1 point de Niaque pour Galgor, Rapsody et Meritahé.

Après quelques hésitations, le groupe est rejoint par Selmy et Ladro. L’apprenti sorcier masse son bras encore parcouru de fourmis, et qui semble peiner à retrouver toute sa matérialité après l’expérience de sorcellerie qu’il vient de subir.

Sur la carte de Ladro, vous vous trouvez sans
doute entre la zone 4 et la zone 6

Je décris ici l’effet négatif du sort « bras de Pierre » de Ladro (Le sort ne s’arrête pas comme prévu, une conséquence fâcheuse en résulte) : il est considéré comme manchot tant que vous ne vous serez pas reposé cinq minutes. Ça implique notamment qu’il doit s’arrêter pour compulser son grimoire, et choisir entre ça et tenir la lanterne.

De nouvelles pentes traîtresses s’ouvrent devant les pieds des aventuriers, pentes qui descendent toujours plus profondément dans les entrailles de la terre. Le sol sablonneux lâche sous leurs pas, et il devient vite inquiétant de savoir s’il sera possible de remonter rapidement par ce chemin si le besoin s’en faisait sentir. A mi-pente, juste avant un grand toboggan étroit et glissant, Galgor se tourne vers ses compagnons pour leur donner son avis sur la marche à suivre.