Grrrr, passer plus de 10 min, bouffer de la poussière à gogo pour rien du tout, c’est bien ma veine. V’là encore qu’un humain me sauve d’un danger en plus. Je commence à me faire vieux ou quoi. Ça ne me réussit pas pour le moment cette expédition. Mais ça doit être le prix à payer pour le saint graal.

Une bonne rasade de ma mixture maison devrait me remotiver. Va falloir que je me rattrape auprès de la troupe pour ne pas passer pour un guignol.

Arrivé devant une pente incertaine, je stoppe tout le monde, la pente semble se transformer en toboggan, je propose à tout le monde de passer en premier (attaché à une corde) pour prouver que je suis utile. Advienne que pourra, je fais en sorte d’avoir ma dague à portée de bras.

Je leur précise bien qu’un tirage de corde signifie que tout va bien, 2 tirages signifient que la descente est sûre mais qu’il y a potentiellement du danger donc on me rejoint rapidement, 3 tirages signifient que c’est trop dangereux et qu’il faut me remonter de suite !!!

Je ferme les yeux et c’est parti pour une longue descente !!!

Rejoint par le groupe, Galgor réclame une corde… que le groupe n’a pas ! Il va falloir improviser… Pendant que le hobbit plein de poussière commence à assembler ceintures, bretelles et sangles diverses, son congénère et ses camarades s’installent pour quelques minutes de repos.

Ladro Souffle cinq minutes : résultat 3 !

Les yeux un brin écarquillés, Ladro observe son bras droit vibrer, et émettre une pulsation de basse sourde qui se répercute dans le labyrinthe des couloirs minéraux. De son bras libre il feuillete le grimoire à la recherche de ce qui clochait dans son incantation, sous le regard un brin anxieux de ses compagnons. Pendant ce temps,

Galgor Cherche un remplacement à une corde : euh… désolé, je fais pas exprès… 3

… harnaché comme il se doit, Galgor s’engage dans la pente ruisselante de sable, dague parée et torche levée haute. Au milieu de la pente, il s’arrête face aux vestiges d’un scolopendre géant… il fait deux mètres de long et la largeur d’un cou, mais surtout, il a été sauvagement déchiqueté ! Jetant des regards anxieux en tout sens, Galgor débouche dans une nouvelle salle, que sa torche peine à éclairer complètement. Après quelques instants d’écoute anxieuse, il se convainc que l’endroit est sûr et donne un coup sur sa ligne improvisée… qui lui reste dans les mains !

En haut, Selmy contemple avec une moue dubitative la corde qui pendouille. Faut-il descendre rejoindre le hobbit ? Faut-il porter l’autre hobbit pour lui éviter la chute ?

Galgor ayant décidé de rester en bas du toboggan minéral, malgré la présence potentielle d’un tueur de scolopendre géant, je suis d’avis de ne pas le laisser seul. Ladro est encore dans l’incapacité de descendre plus profondément dans la grotte. Je reste donc avec lui. Je propose à Rapsody et à Méritahé d’aller soutenir Galgor.

Pendant les 5 minutes que durera leur descente, peut-être Ladro aura-t-il lu comment retrouver l’usage de son bras. Si la chance n’est pas de notre côté, alors je ferai glisser nos affaires grâce à notre corde de fortune et je le prendrai sur mon dos pour rejoindre les autres.

Chaque groupe conserve une torche. Nous pourrons nous voir l’un, l’autre.

Je reste en haut pendant que les femmes descendent. Je tend ma torche pour agrandir le cône de lumière, le visage enturbanné pour ne pas respirer la poussière présente dans l’air. A mes pieds, Ladro est toujours en train de consulter son ouvrage de magie. Je suis à l’affût du moindre bruit pouvant venir de là d’où nous venons, la main sur mon épée.

Méritahé, Rapsody, vous êtes d’accord avec ce plan ?

D’accord pour descendre mais Meritahé d’abord. Elle sera plus utile que moi comme renfort et pourra me rattraper aussi. Autre chose , vous êtes sûrs qu’on pourra remonter ailleurs sans corde pour descendre ici ?

Méritahé

Nous continuons notre exploration de la grotte, encore un peu secoué de nos derniers déboires… La descente devant laquelle nous arrivons ne m’inspire pas confiance. Selmy et Rapsody ont l’air guère inspirés mais semblent convaincus qu’il me faille y aller en tête… C’est bien ma veine… Mais il serait fâcheux de laisser Galgor tout seul en bas, et comme j’ai déjà sauvé ce drôle de p’tit bonhomme d’un mauvais pas, je me dis que, peut-être, la jeune guerrière que je suis (mais guerrière quand même) pourrait lui être utile. Et après tout, les autres seront là pour assurer nos arrières ! En revanche, je me demande si nous saurons par où ressortir… Ladro va-t-il réussi à trouver le chemin dans son grimoire, lui qui ne cesse de le compulser depuis le début de notre expédition ? Saura-t-il nous guider ?

J’ai besoin de quelques minutes de repos, je sens que c’est indispensable pour mettre fin au sort et recouvrer la matérialité de mon bras. Selmy, attendons quelques instants avant de suivre les autres.

Mais attendre ne signifie pas perdre son temps. Le vieux sage n’a pu laisser un plan si détaillé, et aucune information sur les dangers que recèlent ces lieux ! Il y a nécessairement sur ces feuillets une description de l’être, de l’homme, de la bête ou du monstre dont nous suivons les traces depuis que nous sommes entrés dans cette grotte… un moyen de l’éviter, de le vaincre ou de lui échapper… mais pourquoi ne puis-je lire ces informations ?

« Selmy, approche, la lumière de ma lanterne n’est peut-être pas celle qui peut révéler ce que je cherche. Peut-être est-ce à la lumière d’une torche comme la tienne que ce passage fut écrit ? Ces torchères dans la salle de méditation m’inclinent à le penser. »

A la lueur de la torche de Selmy, sous les réverbérations cristalines de la voute minérale, les marmonnements de Ladro ponctuent le silence de la caverne, rythmés par la vibration surnaturelle rémanant de son dernier sortilège. Il passe en revue les feuillets à la recherche de l’information qui lui manque…

Je pallie ici mon incapacité à inventer le contenu de la découverte de Ladro:

Le grimoire est rédigé dans un vélin enchanté qui ne peut être lu que sous la lumière qui a éclairé la rédaction. Je vais considérer cela comme un « sac de bouquins » d’un genre particulier :

Quand tu approches une nouvelle source de lumière du grimoire de Mapce pour y trouver l’information qui te manque, dépense une utilisation et lance 2d6+CUR :

  • Sur 10+, 2d4 pages (8 sorts, informations, lieux décrits…) ont été écrites sous cette lumière. Donne le contenu de 2 d’entre elles, le MJ te donnera le contenu des autres
  • Sur 7-9, 1d4-1 pages (minimum 0) a été écrite sous cette lumière. Le MJ t’en donnera le contenu

Le grimoire a 8 utilisations, trois ont été dépensées.

Ladro fait 8 au jet, ce qui permet d’obtenir 3 informations. Je décide que sa demande portait sur la légende de la carte, et j’en ajoute deux autres. Voir l’article suivant, la Carte de Mapce.

Pendant ce temps, le reste du groupe a rejoint Galgor dans l’inquiétante caverne. Si loin dans les entrailles de la terre, la température est basse, les échos angoissants et la pesanteur de la roche autour de vous vous oppresse. Mais peu importe, le semi-homme avide de richesses inspecte les lieux avec attention.

La caverne est toute en longueur. En face, une pente raide emmène les ruissellements de sable vers des profondeurs insondées. A la gauche du hobbit, le terrain est raisonnablement plat et semble avoir été aménagé par la main de l’homme : un cercle de roches protège quelques chandelles à moitié consumées, et des cercles ésotériques tracés au sol à l’aide de poudres colorées. C’est là que Rapsoy et Meritahé trouvent Galgor, comme frappé par la foudre par sa découverte…

En périphérie du cercle, écrasée sous un tas de roches éboulées, une main momifiée tient fermement une lame. Oui, c’est un poignard ! Une dague sacrificielle à la poignée rehaussée d’or !

C’est alors que Ladro descend, soutenu par Selmy mais heureux : « j’ai de nouvelles informations, dit-il »!

J’invite tout le monde à consulter l’article suivant, puis à écrire en commentaire ce qu’il compte faire (observer la pente qui descend, chercher des pièges, examiner le poignard, la main qui le tient, le cercle, etc). Je donnerai la main en fonction !

Le grimoire de Mapce le Kastromancien

Le grimoire est rédigé dans un vélin enchanté qui ne peut être lu que sous la lumière qui a éclairé la rédaction. Je vais considérer cela comme un « sac de bouquins » d’un genre particulier :

Quand tu approches une nouvelle source de lumière du grimoire de Mapce pour y trouver l’information qui te manque, dépense une utilisation et lance 2d6+CUR :

  • Sur 10+, 2d4 pages ont été écrites sous cette lumière. Donne le contenu de 2 d’entre elles, le MJ te donnera le contenu des autres
  • Sur 7-9, 1d4-1 pages (minimum 0) a été écrite sous cette lumière. Le MJ t’en donnera le contenu

Le grimoire a 8 utilisations à la base, dont 3 ont servi :

  1. Les sortilèges suivants peuvent être lus et utilisés à la lueur d’une lanterne, en souterrain :
  • Fil d’Arya : le sorcier crache au sol. Un filament de salive argenté se dévide de sa bouche et se grave partout où il passe, et y reste jusqu’à la prochaine pleine lune. S’il prononce une parole, le fil cesse de se dérouler et se détache du sorcier.
  • Oeil de la Flamme : le sorcier enchante une torche. Tant que celle-ci brille, le sorcier peut, simplement en fermant les yeux , voir dans son esprit tout ce qui est éclairé par la torche, même si celle-ci s’éloigne de lui.
  • Bras de Roche : le sorcier plonge son bras dans la pierre. A moins de vingt pas un bras fait de roche sort d’une paroi attenante, que le sorcier peut utiliser comme le sien (il est moins précis mais plus fort). Le sort ne dit pas ce qu’il advient du bras du sorcier si le bras de pierre est détruit….
  • Mange-cailloux : avec ce enchantement, le sorcier rend les pierres précieuses comestibles et extrêmement nutritives. Chaque tranche de 5 points de valeur représente une ration.

2. La carte suivante est visible à la réflexion du soleil à travers une chute d’eau :

3. Les notes suivantes sont visibles sous terre, à la lueur d’une torche :

  • La légende de la carte, rédigée par Mapce lors d’un passage chez son confrère :
    1. Couloir d’accès – barreaux contre les carregs
    2. cave aux échos – rituels prophétiques
    3. garde-manger
    4. salle de méditation
    5. basse caverne, humilité
    6. cercle rituel
    7. géode merveilleuse : musique et démons
    8. geôle
    9. bas reliefs : étrange monde des Carregs. Je crois que Bethelan finira par partir avec eux !
    10. 11.12.13 : danger ! Nourrir le Wyrm !

14. ils campent ici

15. l’Outreterre

  • Un croquis d’une tour Kastromantique au bord d’un lac, à trois jours de marche au nord-est des cavernes de Bethelan
  • Les racontards d’un guide des terres flétries, qui affirme avoir conduit un alchimiste jusqu’à la citée perdue de Pelaago… C’est donc possible !

Le Groupe prend donc ses aises dans la première salle qui ressemble vraiment… à une salle. La difficulté d’y accéder et son dénuement ascétique interroge cependant les plus avides de richesses parmi vous. Où sont donc passés les statues médidatives incrustées de joyaux ? Les artefacts crépitants d’énergie magique ? Vous espérez que les légendes concernant le sorcier n’étaient pas trop capillotractées. Il semble clair que Bethelan conduisait des rituels magiques ici. Il semble clair aussi que depuis son départ, d’autres personnes, ou créatures, sont passées : des traces de griffes marquent le sol et les parois, des traces de flammes sont visibles le long des murs et du plafond, et des débris épars témoignent d’une occupation par des humains : ossements d’oiseaux, cendres, rochers réagencés pour former des sièges, pierre à aiguiser abandonnée, et… cette main, tenant encore désespérément le poignard rituel. La main est ancienne et très bien conservée, grâce à les sécheresse des lieux. C’est celle d’un humain adulte, porteur d’un bracelet de cuir et de tatouages traditionnels qui ne sont pas étrangers à Méritahé : « un Grinvolt », dit-elle. « Un guerrier venu de Millvale ou alentours. Apparemment les hommes du demi-lord Joun se sont aventurés jusqu’ici. Le pauvre est mort hors du cercle… Puisse son âme retrouver le chemin vers la surface ! En revanche le poignard ne me dit rien. On n’en fabrique pas d’aussi légers chez nous. Pas que je me souvienne. »

Galgor se penche sur l’arme avec d’infinies précautions. Longue de trente centimètres, recourbée comme les lames elfiques, elle est visiblement faite pour un usage rituel plus que pour le combat. La lame est fine et d’un fil aigu comme un rasoir, sa pointe légèrement ébréchée. Une pellicule brune la recouvre partiellement : du sang séché.

Selmy, ayant apporté la lumière en différents points de la caverne, se penche à son tour sur la découverte et fait remarquer la manière dont le sang a aspergé les pierres alentours. Pas sûr que le rituel se soit déroulé comme prévu, s’il s’agissait d’un rituel ! L’examen de l’éboulis laisse perplexe le vieux chevalier. Tout est si instable ici… Il est clair que c’est ce glissement de terrain qui a coûté la vie au pauvre guerrier Grinvolt, et les chances sont non nulles qu’un mouvement irréfléchi n’ajoute des victimes à la liste. Ça se tente, mais c’est risqué…

Galgor, de son côté, marque un temps de déception : ce n’est pas la dague de Sgian dubh. Le manche de celle-ci est certes en or, mais sans les motifs de serpents que tu sais devoir trouver. Cependant la facture et l’époque ressemblent à celle que tu recherches, et l’espoir se ravive en toi : Si Bethelan utilisait un tel objet, il a peut-être bien croisé la route de Sgian Dubh… Les sorciers sont pleins de ressources !

Ladro, prenant du repos, tend l’oreille. Il perçoit une réverbération des sons provenant de plus loin dans les cavernes et, comme en lisière de son champ de perception consciente, un vague appel au secours… Il se réveille en sursaut quelques temps plus tard : l’assoupissement l’avait gagné, et il s’était laissé aller à rêver. En tout cas son bras semble avoir retrouvé toute sa matérialité, et renoncé à sa vocation de baryton des caves, au grand soulagement du hobbit à son extrémité.

Ladro Souffle cinq minutes, résultat 9 : il récupère de sa condition, mais ça lui coute du temps.

Alors qu’il se remettait debout, frustré de n’avoir eu le temps de mémoriser les glyphes tracés au sol, il vit revenir Rapsody, porteur d’une torche et de bonnes nouvelles : « Les amis ! dit-il à la cantonade et sourire aux lèvres, venez voir ça ! Ça brille ! »

En bas d’une nouvelle pente, au sein de ténèbres profondes, peuvent se distinguer une formation cristalline gigantesque, captant et reflétant comme autant d’étoiles les lueurs des torches des aventuriers.

« Si vous avez fini avec votre canif , je pense que la suite du voyage est par là. Je crois qu’il s’agit de la géode merveilleuse ».

En m’approchant du bord de la pente, je lance une poignée de sable sur les cristaux pour observer une éventuelle réaction puis, si besoin, un ou deux gravillons pour écouter leur tonalité. Si ça ne semble pas trop risqué, j’envisage de me laisser glisser le long de la pente en m’éclairant à l’aide de ma lanterne.

« Selmy, ou Meritahé, tu me suis et me couvres ? Il y a quand même une grosse bestiole qui traine dans les parages »